Sécurité routière

Bilan définitif accidentalité routière 2020

Résumé :

En France métropolitaine, 2 541 personnes sont décédées sur les routes (1 991 hommes et 550 femmes) soit 703 tués de moins qu’en 2019 (- 22 %). Ce résultat est inférieur à celui enregistré en 1925 (2 646 tués, et 2 246 en 1924) alors qu’on comptait 50 fois moins de véhicules à cette époque.
Du fait de la crise sanitaire et des restrictions qu’elle a imposées, les déplacements de longue distance ont été fortement réduits, seuls les déplacements du quotidien ou de proximité ont été maintenus voire développés. Les Français ont passé l’été en France et la pratique de la marche à pied ainsi que du vélo a connu un certain engouement. Le nombre des accidents baisse de – 19 % et le nombre de blessés de – 21 %.
L’impact de l’évolution de la circulation liée à la pandémie est majeur sur la mortalité automobiliste : avec 1 243 tués en 2020, elle représente pour la première fois moins de la moitié de la mortalité routière totale.

La mortalité baisse en particulier parmi les usagers de 75 ans et plus (-34 %) : ces derniers, par crainte d’être contaminés, ont fortement limité leurs sorties et renoncé aux voyages, en sus des périodes de confinement imposées. Cependant leur taux de décès rapporté à leur population reste supérieur (56 tués par million d’habitants) à la moyenne (29 tués par million).

La mortalité piétonne (391 tués) est en baisse (- 19 %) mais cette baisse est inférieure à la moyenne. Plus de la moitié de cette mortalité concerne chaque année les seniors de 65 ans ou plus. En 2020, du fait de la crise sanitaire les jeunes seniors ont transféré leurs habitudes vers des loisirs de proximité et notamment vers la marche à pied.

La mortalité motocycliste (479 tués) baisse comme la moyenne, cumulant l’impact du confinement au printemps, habituellement signe de la reprise des sorties, et un temps pluvieux en juin et septembre.

A contrario la mortalité cycliste (178 tués) est restée proche de celle des années précédentes : en-dehors de temps d’arrêt liés aux confinements, ce mode s’est développé en milieu urbain pour éviter les transports en commun ainsi qu’en milieu rural pour pratiquer des loisirs de proximité (+ 31 % d’augmentation de la pratique sur les périodes hors confinements en milieu urbain et + 15 % en milieu rural). On dénombre plus de blessés en ville, mais plus de tués hors agglomération du fait des vitesses élevées des autres usagers.

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